Présentation des territoires concernés

Un territoire qui connaît une forte croissance démographique ces dernières années

Les territoires concernés par le projet peuvent être présentés à deux échelles :

  • l’échelle interrégionale (Nord Midi-Pyrénées, Est Aquitaine et Sud Limousin) avec l’ensemble des liaisons TER sur les lignes Toulouse – Montauban – Cahors – Brive et Toulouse – Montauban – Agen,
  • l’échelle locale : la section entre Saint Jory  et Toulouse concerne un fuseau comprenant une vingtaine de communes directement concernées  par le projet d’aménagement de l’infrastructure.

En 2009, la population de l’agglomération toulousaine est de près de 900 000 habitants.
Le rôle de Toulouse, à l’échelle de la région et du grand sud-ouest est essentiel. La commune représente près de 450 000 habitants, soit 50% de la population de l’agglomération. L’autre moitié des habitants réside en périphérie.
 

Globalement, l’ensemble de la région Midi-Pyrénées enregistre une croissance démographique. Toutefois, le dynamisme de l’agglomération toulousaine contraste avec des territoires périphériques plus ruraux, où la population se stabilise.
L’augmentation de la population au nord de l’agglomération toulousaine est supérieure à 2 % par an.
 

Les emplois se concentrent le long de la RD 820

A l‘échelle, du nord de l’agglomération toulousaine, l’emploi est plus concentré :

  • le long de la RD 820 entre Fenouillet et Toulouse ;
  • la zone aéronautique de Blagnac, Colomiers, Saint-Martin du Touch ;
  • le centre ville de Toulouse.

Deux équipements majeurs structurent les déplacements du nord toulousain :

Eurocentre : L’évolution de l’emploi la plus significative se situe sur les communes de Castelnau d’Estrétefonds et de Villeneuve-les-Bouloc, (+22%/an et +26%/an) avec la création d’« Eurocentre » (zone logistique).
Aujourd’hui, les 300 hectares de la zone Eurocentre sont occupés. Au départ à vocation de desserte de l’agglomération toulousaine, voire de la région, Eurocentre s’est peu à peu positionnée comme une place forte de la logistique du grand Sud-Ouest. Sa vocation est de plus en plus interrégionale, profitant de son positionnement central dans le sud pyrénéen et de bonnes connexions autoroutières.

Le centre commercial de Fenouillet : Doté d’une quarantaine de boutiques, le centre commercial de Fenouillet est l’unique pôle commercial du nord toulousain. Son bassin de chalandise se limite aux communes du nord du département. Un projet d’extension est en cours. La concrétisation de ce projet devrait générer la création de 1 000 emplois directs et de nombreux emplois indirects liés à la dynamique engagée.

Un territoire segmenté par des infrastructures nord-sud

Le nord toulousain est structuré par de nombreuses routes radiales en direction de Toulouse (RD 4 « route de Fronton », RD 820). Historiquement, l’urbanisation s’est organisée le long de ces axes routiers, en particulier le long de la RD 4 (Aucamville, St Alban). Il s’agit d’une urbanisation de type pavillonnaire développée à partir des cœurs de village.
Le nord de l’agglomération est caractérisé par de nombreuses coupures orientées sud-nord : A62, voie ferrée, canal latéral, Garonne. Ces coupures engendrent des problèmes de transversalités. Actuellement, il existe peu de liaisons routières est-ouest. Entre A62 et RD 820, les liaisons sont également limitées, contraignant les relations entre les communes situées sur l’axe RD4 et celles sur l’axe RD 820.

Le nombre limité de traversées de la Garonne au nord de Toulouse favorise la congestion du trafic sur les axes nord – sud en période de pointe et complique les relations vers la zone d’emploi de Blagnac.
Ainsi, à l’est de la Garonne (le long des RD 4 et RD 15), l’urbanisation est forte et continue. A l’ouest (entre RD 820 et Garonne), les zones inondables de la Garonne permettent de préserver un espace naturel très étendu.